Les autorités balinaises étudient actuellement la mise en place de nouvelles règles d’entrée pour les visiteurs étrangers, avec l’objectif de transformer durablement le modèle touristique de l’île. À partir de 2026, les touristes pourraient être soumis à des contrôles financiers, une mesure destinée à attirer une clientèle jugée plus qualitative et respectueuse.
Le gouverneur de Bali, Wayan Koster, a récemment annoncé que le gouvernement provincial souhaitait vérifier la capacité financière des visiteurs internationaux avant leur arrivée. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mieux encadrer le tourisme de masse et à préserver l’équilibre économique, social et environnemental de l’île.
Selon les premières informations communiquées, les voyageurs pourraient être amenés à présenter des preuves de fonds suffisants, basées notamment sur leurs relevés bancaires des trois derniers mois. En complément, les autorités envisagent également de demander un itinéraire détaillé, incluant les activités prévues durant le séjour.
Les responsables balinais expliquent que ce type de contrôle n’est pas inédit à l’échelle internationale. Dans de nombreux pays, les voyageurs doivent déjà justifier de ressources financières suffisantes et d’un plan de voyage clair afin de garantir qu’ils peuvent subvenir à leurs besoins pendant leur séjour.
La ministre indonésienne du Tourisme a exprimé son soutien à cette proposition, soulignant que l’objectif n’est pas de réduire le nombre de visiteurs, mais d’encourager un tourisme plus durable, générant une meilleure contribution économique locale tout en limitant les comportements inappropriés.
En 2025, Bali a accueilli plus de sept millions de visiteurs internationaux. Malgré ces chiffres élevés, les autorités estiment que la croissance quantitative doit désormais laisser place à une croissance qualitative, axée sur des voyageurs responsables, respectueux de la culture locale et disposant d’un pouvoir d’achat adapté au coût de la destination.
Cependant, le projet soulève encore de nombreuses questions. Les modalités exactes de mise en œuvre restent floues : le montant minimum requis n’a pas été défini, et l’articulation entre les règles provinciales et la législation nationale indonésienne doit encore être clarifiée. Certains acteurs du secteur touristique craignent également que ces exigences n’incitent certains visiteurs à choisir d’autres destinations en Asie du Sud-Est.
Malgré ces interrogations, les autorités assurent que cette mesure s’inscrit dans une vision à long terme. L’ambition affichée est de protéger l’image de Bali, de soutenir les entreprises locales et de garantir une expérience plus équilibrée, tant pour les visiteurs que pour les résidents.